Murielle a 31 ans et travaille dans une boîte d’informatique. Murielle est une introvertie qui préfère être seule devant son écran plutôt que de voir du monde. Il lui arrive d’avoir peu confiance en elle, notamment lorsqu’elle est amenée à participer à des réunions de travail, car elle a du mal à prendre la parole sans y avoir été autorisée au préalable. Or, en réunion, il est rare qu’un participant lève la main avant de parler, les gens ont plutôt tendance à prendre la parole quand ils veulent…ou quand ils peuvent ! Pourtant, Murielle aimerait bien donner davantage son avis…Petit tour d’horizon de 3 clés qui pourraient lui être très utiles !

Clé N°1 : comprendre l’origine de son manque de confiance en soi en réunion

Le manque de confiance provient de croyances limitantes, qui nous font penser que nous avons une valeur inférieure à celle des autres et que, par conséquent, nous avons moins de capacités. Murielle porte par exemple la croyance selon laquelle elle a moins de choses intéressantes à dire que ses collègues en réunion. Pourtant, elle est tout aussi compétente. Alors, comment expliquer la croyance de Murielle ? Tout simplement, par ce que Eric Berne, le fondateur de l’analyse transactionnelle, une discipline fondée sur la personnalité et la communication, appelle les Positions de vie. Celles-ci se sont forgées au cours de notre enfance de façon inconsciente, sur la base des messages transmis par les figures d’autorité qui nous entouraient, et que nous avons intégrés dans notre réalité. Les Positions de vie correspondent à la perception que nous avons de nous-même et des autres; ainsi, on peut distinguer 4 positions de vie :

  • Selon la première, nous avons de la valeur, et les autres aussi.
  • Selon la deuxième, nous avons moins de valeur que les autres. C’est celle qui a été adoptée de façon inconsciente par Murielle lorsqu’elle était enfant.
  • Selon la troisième, nous avons davantage de valeur que les autres.
  • Enfin, selon la dernière, ni nous-même ni les autres n’ont de la valeur.

L’origine de la difficulté de Murielle à prendre la parole en réunion est donc liée à sa Position de vie, laquelle est d’ailleurs renforcée par la présence de collègues qui pensent valoir mieux que les autres (3e position citée plus haut). Mais le fait de prendre conscience de l’origine de ce manque de confiance est un premier pas pour revoir ses croyances et développer son estime de soi.

Clé N°2 : atteindre la confiance en soi en réunion grâce à la technique des petits pas

Eric Berne, le fondateur de l’analyse transactionnelle cité plus haut, explique qu’on naît princesse ou prince mais qu’on devient crapaud en grandissant. En effet, on ne naît pas en manque de confiance en soi ; celle-ci est la conséquence du choix de sa Position de vie privilégiée. A l’inverse, lorsque l’on prend conscience de l’origine de son manque de confiance, on peut travailler à la retrouver, et ainsi retrouver son statut initial de princesse ou de prince.

Pour cela, mieux vaut commencer petit : on ne gravit pas l’Himalaya en un jour ; il faut au contraire de la préparation, de l’entraînement et surtout, de la patience. C’est pourquoi il vaut mieux commencer par quelque chose qui nous semble accessible, et une fois cette première étape franchie, fêter cette petit victoire et acquérir au passage une meilleure estime de soi , puis franchir un pas plus important.

Murielle pourrait ainsi se donner comme challenge de prendre la parole une seule fois pendant la réunion, puis de se récompenser en cuisinant son plat préféré le soir en rentrant chez elle. Le fait d’avoir pris la parole, même une seule fois, lui aura permis de sortir de sa zone de confort, et ainsi de reprendre la parole lors de la prochaine réunion avec plus de facilité, avant que cela lui devienne beaucoup plus naturel.

Clé N°3 : atteindre la confiance en soi en réunion…en-dehors de la réunion

Pour se sentir à l’aise en groupe, il est important de se sentir en sécurité avec les membres de ce groupe. Or, lorsqu’il s’agit de collègues que l’on ne connaît pas personnellement de prime abord, il est important de s’intéresser à eux pour qu’ils nous deviennent familiers, et être ainsi plus à l’aise en leur présence.

Ainsi, Murielle aura tout intérêt à profiter de la pause déjeuner ou de la pause café pour aborder ses collègues en douceur, et être ainsi plus à l’aise pour prendre la parole lors des réunions.

Le fait de s’intéresser à eux la rendra également sympathique à leurs yeux, et ils seront donc plus prompts à lui pardonner ses hésitations dans sa prise de parole en public, ce qui ne manquera pas de la rassurer et de prendre confiance en elle.

Et vous, êtes-vous anxieux lorsque vous devez prendre la parole en réunion? Laquelle de ces trois clés a-t-elle été la plus impactante pour vous?

 » Le naturel n’existe pas, il s’acquière. « Paul Valéry

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