Reagan, Gorbatchev et la chute du mur de Berlin

Le contexte:

Le matin du 10 novembre 1989, le monde se réveille transformé: le mur de Berlin est tombé pendant la nuit. Ce mur séparait la partie est de Berlin, appartenant à la République Démocratique Allemande, communiste et autoritaire, et la partie ouest de la ville, rattachée à la République Fédérale Allemande, libérale et capitaliste. La chute du mur allait entraîner la réunification de l’Allemagne en 1990 et la fin de la guerre froide, conflit idéologique opposant les Etats-Unis et l’URSS et qui aura duré 44 ans. Enfin, le 25 décembre 1991, le secrétaire général du Parti communiste de l’URSS et président du praesidium du Soviet suprême, Mikhaïl Gorbatchev, annonce à la télévision la fin de l’URSS. Les Etats-Unis sortent alors grands vainqueurs de la fin du monde bipolaire.

Comment aurait pu réagir Gorbatchev le matin du 10 novembre 1989 si il s’était comporté comme 97% des gens?

La grande majorité des gens savent mal réagir après un échec. Pour ces personnes, un échec nécessite le déclenchement d’un mécanisme de défense face à une attaque qui aurait été menée délibérément contre leur égo. Si Gorbatchev avait réagi ainsi, il aurait appelé immédiatement le chancelier de la République Fédérale Allemande, Helmut Kohl, pour lui ordonner de refuser l’entrée aux est-Allemands. Il aurait également envoyé l’armée soviétique à Berlin-est, comme cela avait déjà été fait lors d’une insurrection en 1953, pour arrêter ou tirer sur les personnes qui auraient tenté leur sortie vers l’ouest. Combien y aurait-il eu de morts? Il y en a eu plus de 80 après la révolte de 1953…Et combien de larmes, alors que certaines familles étaient enfin à nouveau réunies? Voilà ce qu’il se passe dans la tête de 97% des gens qui subissent un échec: le chaos et la désolation…

Comment a (heureusement) réellement réagi Gorbatchev?

Au moment où le mur est en train de tomber, Mikhaïl Gorbatchev dort paisiblement. Il apprend la nouvelle le matin du 10 novembre. Selon son dernier porte-parole, Andreï Gratchev, ce fut un vrai soulagement: Gorbatchev savait que la chute du mur était inéluctable, qu’elle allait dans le sens de l’histoire. Il disait d’ailleurs devant l’Assemblée générale de l’ONU le 7 décembre 1988: « l’usage de la force ne peut plus constituer un instrument de la politique étrangère (…) le principe du libre choix est (…) un principe universel qui ne devrait souffrir aucune exception ». Gorbatchev faisait également preuve de lâcher-prise en politique intérieure: il réformait son pays dans le sens d’une plus grande liberté d’expression et d’entreprise, enterrant la politique de ses prédécesseurs, accrochés à leurs idéaux communistes.

Comment prendre exemple sur l’attitude stoïque de Gorbatchev dans sa propre vie quotidienne?

Gorbatchev a su accepter la réalité qui s’imposait face à lui; il a su lâcher-prise. Ainsi, lorsque vous faites face à un échec, une colère ou une déception, dites-vous que vous ne pouvez plus contrôler les faits qui ont mené à cette situation, car ils appartiennent désormais au passé. Le mieux est d’admettre ce qui arrive, et de chercher une solution pour avancer vers un futur plus radieux.

Faites partie des 3% des gens qui disent « Je ne suis pas satisfait de ce que j’ai fait, mais je vais regarder mes erreurs en face pour ne plus les refaire et m’améliorer », plutôt que « Je suis nul ». De même, dans une file d’attente interminable, 97 % des gens diront « Pourquoi ne se dépêchent-ils pas? Je suis pressé!!!! », alors que les 3% restants penseront « Enfin un moment où je n’ai rien à faire et où je vais pouvoir envoyer un texto à mon conjoint et à mes enfants pour leur dire que je pense à eux ».

Gorbatchev, lui, a interprété un changement qui aurait pu être angoissant, comme l’annonciateur d’un monde nouveau, pacifié. Ce seul choix de voir le verre à moitié plein a transformé complètement les relations internationales, qui se sont alors apaisées.

Pour conserver une attitude sereine face aux imprévus et aux vicissitudes de l’existence, replongeons-nous dans cette époque faite d’espoir et d’optimisme qu’est la fin de la guerre froide, avec la célèbre chanson du groupe allemand Scorpions, Wind of change.

Et vous? Lorsque vous faites face à un évènement malencontreux, êtes-vous de ceux qui prennent la vie du bon côté ou êtes-vous plutôt de ceux qui s’effondrent facilement? Laissez votre réponse en commentaire!

2 réponses pour “Victime d’une déception, d’un échec? Faites comme Gorbatchev le matin du 10 novembre 1989…”

  • « Life is not what it’s supposed to be. It’s what it is. The way you cope with it is what makes the difference. »

    « La vie n’est pas ce qu’elle est supposée être. Elle est ce qu’elle est. La façon de gérer cela est ce qui fait la différence. »

    Virginia Satir

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